Georges Hobeika

INSTALLATION

PTMA, le retour

Le praticien territorial de médecine ambulatoire (PTMA), disparu depuis 2020, réapparaît dans le PLFSS 2026 pour soutenir l’installation des jeunes généralistes dans les zones sous-dotées. Une bonne nouvelle pour le Val d’Oise.

 

Proposé par les ARS, le PTMA s’adresse aux généralistes conventionnés non encore installés – ou installés depuis moins d’un an – qui acceptent d’exercer au moins deux ans en libéral dans une zone fragile. Les engagements incluent le respect des tarifs opposables, la participation à la permanence des soins et une contribution à l’enseignement. Le contrat, renouvelable une fois, vise à rassurer de jeunes praticiens qui hésitent à franchir le pas vers le libéral dans des territoires à faible densité médicale. Le dispositif, supprimé au profit d’un contrat unique de début d’exercice,

reprend son objectif initial : sécuriser les premiers mois d’activité grâce à un revenu garanti plafonné à 10 % des honoraires, conditionné à une installation en zone prioritaire.
Mais le PTMA suscite des critiques : plusieurs députés le jugent daté, peu efficace et superflu dans des zones où les carnets de rendez-vous se remplissent immédiatement. Les internes soulignent par ailleurs l’empilement de contrats similaires sans financements pérennes. L’ancien PTMA n’avait séduit que 71 jeunes médecins en 2019, ce qui interroge sur la capacité de cette nouvelle version à produire l’effet attendu.

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