Georges Hobeika

VAL D’OISE : LES MEDECINS ONT DU TALENT

3 questions au… Dr Catherine Diard,

Vice-présidente du CDOM 95 et spécialiste en Médecine Physique et de Rééducation à l’hôpital NOVO, le Dr Catherine Diard a récemment rejoint la direction de l’Offre de soins de l’ARS Île-de-France en tant que médecin référent thématique SMR.

Après une longue carrière hospitalière, pourquoi avoir choisi cette nouvelle orientation professionnelle ?

J’ai été sollicitée par le Pr Philippe Azouvi, neurologue et ancien chef de clinique à Garches, qui quittait son poste de médecin référent thématique SMR (soins médicaux de réadaptation) à l’ARS. Comme lui, je viens de la Médecine Physique et de Rééducation : l’idée de participer à la décision publique dans un domaine que je connais bien m’a séduite. Pour une fin de carrière, c’était l’opportunité d’apporter mon expertise et de découvrir un nouvel univers. Le poste représente 40 % de mon temps, ce qui me permet de conserver une activité hospitalière et mon engagement au CDOM 95. Une articulation parfaite !

2. Quel est le contenu de ce poste ?

Mes missions s’articulent principalement autour de l’évaluation, l’accompagnement des projets de création ou de restructuration de services de SMR, avec tout ce que cela implique en termes d’autorisations et de financement. J’interviens aussi sur les rapatriements sanitaires, en lien direct avec les chefs de service.

 

Enfin, j’apprends progressivement à naviguer dans le « paquebot ARS », où se décident les ouvertures et fermetures de services à l’échelle de toute l’Île-de-France. C’est une plongée dans les coulisses de la politique de santé, où mon expérience hospitalière est un appui essentiel pour dialoguer avec les équipes de terrain et comprendre leurs contraintes.

3. Quel est votre principal défi à relever ?

Comprendre la mécanique interne de l’institution : les circuits de décision, les financements, les arbitrages. C’est un langage administratif nouveau pour moi, loin du quotidien clinique. Mais ce qui me tient le plus à cœur est d’améliorer le parcours des patients à profils médico-sociaux complexes. Les équipes mobiles de réadaptation, capables d’intervenir en soins aigus, sont encore sous-utilisées. Elles pourraient pourtant fluidifier l’accès aux services de SMR. Renforcer ce lien entre soins aigus et SMR sera, je l’espère, l’une de mes contributions…

Propos recueillis par Nathalie Chahine